Un bon nombre d’amis sont déjà inscrits pour faire les foins le 6 ou le 9 août. Nous remercions déjà d’avance ceux qui sont inscrits et nous espérons que d’autres vont suivre. Plus on est de mains, plus on ratisse vite.

Lors du brunch que nous avons organisé au mois de mai pour vous faire profiter des narcisses et des fleurs du champ, la pluie ne nous a pas laissé sortir. Quand vous viendrez pour les foins, vous ne pourrez pas vous rendre compte de la beauté de la flore qui pousse dans le champ à part les narcisses. Je vous invite à visiter mon blog grec où j’ai écris un texte en chypriote avec les photos que j’ai fait au mois de juin. J’ai traduit en français les légendes. Cliquez ici pour s’y rendre.

Les champs à narcisses sont déjà blancs à Glion. Dimanche passé il n’y avait que quelques uns. En 2-3 jours la neige de printemps à couvert les près qui ne sont pas encore envahis par la forêt qui avance au appauvris par le surpâturage. Voici quelques photos

En 1972 le dernier des propriétaires de la famille A a vendu sa ferme pour être transformée en maison d’habitation. Jusqu’à ce jour, il vivait en presque autarcie. Son eau venait de la source. Lui il vivant dans une des pièces de la ferme, ses 5 vaches dans celle d’à côté. Tout le dessus de la ferme servait de stockage pour le foin, constituant une isolation thermique naturelle. 

Les animaux sont vendus, le foin qui restait est évacué par la nouvelle propriétaire et la ferme est transformée en une villa “tendance” des années 70.

Monsieur A. a fait comme ses ancêtres. Il n’a pas pâturé le terrain parce que les terrains en pente se dégradent avec le piétinement des animaux lourds qui créent des escaliers et des chemins dans le champ. Ils le rendent impossible à faucher. Le champ était chaque année fauché à la faux au début, à la faucheuse à l’époque de la mécanisation et le foin petit à petit engrangé avec l’aide des petits cousins, neuveux, toute la famille.

Lorsque Monsieur A. a cessé d’exploiter le terrain, pour qu’il ne devient pas forêt comme la majorité des terrains voisins, la nouvelle propriétaire l’a prêté comme champ de pâturage. 

35 ans d’exploitation en pâture par les génisses ont modifié la structure du sol. 

Lorsqu’il il pleut pendant que les animaux sont dans le champ, les sabots des vaches déterrent les bulbes des narcisses.

Même si l’exploitation a respecté les consignes pour la protection des narcisses (pâturage après le 1er Juillet), un des derniers terrains de narcisses à Glion est bien entamé.

Le propriétaire du terrain, en collaboration avec l’association des narcisses et l’association pronatura vaud, essayera cette année de revenir à une exploitation similaire à celle qui a permis aux narcisses de survivre pendant des siècles. Une fauche tardive (le samedi 9 août 200 8) permettra aux narcisses de développer leurs bulbes. Si la plante est laissée faner, elle produira des graines pour être multipliée encore mieux.

Faucher à l’ancienne, surtout sur les terrains en pente, demande de la main d’oeuvre et ceci n’est pas envisageable dans le cadre d’une exploitation agricole, même avec les aides pour la compensation écologique. La seule force qui peut permettre une telle action est la motivation des personnes qui aiment la nature et qui font ce travail à titre bénévole.

L’expérience de cette année va montrer si cette motivation est suffisante pour préserver ce terrain des narcisses.